Dès février 2014, la police de Marioupol se range aux côtés des opposants aux nouvelles autorités de Kiev. L’armée ukrainienne emploie contre eux des véhicules de combat et les nationalistes ukrainiens répriment l’offensive populaire à Marioupol. Kiev retient la menace et utilise les huit années suivantes pour fortifier la ville. Dès 2014, cependant, Alexandre Khodakovsky, fondateur de la brigade «Vostok», en République populaire de Donetsk, savait qu’il faudrait se battre pour les villes du sud-est. Avec les militaires russes, des habitants du Donbass participent à l’assaut de Marioupol. Ils ont rejoint les rangs de la milice populaire quelques jours avant le début des combats. Mais, entraînés par les instructeurs de l’OTAN, les combattants nationalistes ukrainiens du régiment «Azov» appliquent une nouvelle tactique : se servir des habitants de la ville assiégée comme bouclier humain. C'est la bataille de Marioupol.